Poivre de Cayenne, urine de coyote et répulsifs électroniques : Comment se débarrasser d’animaux nuisibles sans dépenser une fortune
Publié par le Journal de Montréal - 13 octobre 2026 - On peut lire le texte ici
À l’automne, de nombreux animaux cherchent à hiverner sous votre cabanon
À l’automne, de nombreux animaux cherchent à hiverner sous votre cabanon, votre balcon, dans votre rocaille ou l’entretoit. Ils font souvent des dommages considérables.
Il y a quelques mois, j’ai dû composer avec une mouffette qui s’était réfugiée sous ma cabane de jardin. Mon voisin avait une marmotte dans son jardin. Comment les inciter à aller s’installer ailleurs ?
On peut demander à des exterminateurs ou à des trappeurs de les capturer. Ces derniers les relocalisent généralement en pleine forêt, à une cinquantaine de kilomètres de votre domicile.
Ça demande souvent une intervention en plusieurs étapes s’il faut capturer plusieurs individus (les moufettes sont rarement seules). Et l’exterminateur, qui doit revenir plusieurs fois, doit avoir un permis de piégeage.
Ce n’est toutefois pas donné : les prix varient entre 300 $ et 525 $ selon la région. Il existe cependant des solutions plus économiques.
Les répulsifs
Les propriétaires de chats disposent d’un moyen gratuit : l’urine de leur petit compagnon. Vous le collectez dans sa litière et vous l’épandez à l’entrée soupçonnée du terrier. Je l’ai fait avec une mouffette et elle a décampé en moins de 24 heures.
Certains font appel à de l’urine de coyote (ça a marché pour la marmotte de mon voisin). Un contenant de 25 ml se détaille 25 $. Vous l’épandez à l’entrée du terrier ou vous imbibez un tampon et le suspendez au même endroit.
J’ai eu un problème d’écureuils qui détruisaient mes carrés de fleurs, de thym et de couvre-sol. Les répulsifs électroniques n’ont pas fonctionné, mais le produit « Fiche le camp » (25 $ pour un contenant de 1kg) a fait le travail. Le problème, c’est qu’il faut l’épandre à nouveau après chaque averse.
Des connaissances m’ont confié qu’ils utilisaient avec succès du poivre de Cayenne ou du fumier de poule.
Pour les mouffettes, certains experts suggèrent d’asperger les endroits suspects avec de l’ammoniaque, du vinaigre ou des boules à mites, ou d’installer un éclairage avec détecteurs de mouvement.
Cette dernière approche n’est pas garantie. J’ai vu ma mouffette passer sous mon éclairage à détecteurs sans sourciller. Tout comme une famille de ratons.
D’autres moyens offrent des résultats mitigés, comme de suspendre des CD (l’effet stroboscopique est repoussant pour certains animaux, mais ils finissent par s’y habituer) ou de répandre des cheveux (l’odeur repousserait les intrus, mais ça ne dure pas).
En terminant, rappelez-vous que la loi interdit d’éliminer les animaux sauvages.
Conseils
On peut installer des barrières physiques. J’ai vidé le contenu d’un sachet de pierre concassée pour bloquer le dégagement sous mon cabanon. Certains installent des grillages « à poule ». Pliez-le en L vers l’extérieur et enterrez-le à 25 cm de profondeur pour éviter que l’animal se creuse un chemin sous votre grillage.
Les autorités déconseillent de capturer et de relocaliser soi-même des animaux jugés nuisibles. Vous risquez d’introduire des parasites ou des maladies comme la rage
Les poubelles et bacs à compostage mal verrouillés attirent la faune sauvage.