Assurance: comment réagir si le verglas vous cause des dommages
Publié pour le Journal de Montréal - 11 mars 2026 - On peut lire le texte ici
Le verglas a causé des dommages à votre propriété ou à votre véhicule ? Voici la marche à suivre.
Le poids de la neige, du verglas ou une combinaison des deux fait s’effondrer votre toit en partie, une branche s’écrase et perce un mur ou la toiture, fait s’éclater une fenêtre, endommage une porte. L’eau s’infiltre, affecte vos biens. Que faire ?
Éviter le pire
Avant tout, il faut sécuriser les lieux pour éviter que les dommages ne s’étendent. On colmate autant que possible l’endroit où l’eau passe. On pose un contreplaqué sur une fenêtre ou une porte défoncée. On dépose des sacs de sable où l’eau pénètre au niveau du sol. On retire l’eau des zones inondées.
Des preuves
L’étape suivante est de documenter les dommages, en prenant des photos et des vidéos
Ce genre de dommages est généralement couvert par le contrat d’assurance habitation et l’avenant « dégâts d’eau au-dessus du sol ».
Si le verglas cause un affaissement du toit, c’est couvert par les protections standards « tous risques ».
Appeler l’assureur
Ensuite, il faut joindre l’assureur.
Vous pourrez décrire l’étendue des dommages auprès de l’expert en sinistre, qui vérifiera ce qui est couvert par votre contrat. Si la situation l’exige, il vous proposera une firme de nettoyage après sinistre ou un entrepreneur.
Pour réclamer, vous devez faire l’inventaire des biens détruits ou endommagés (avec facture, garantie, photo, vidéo). Attendez avant de les jeter, à moins qu’ils ne soient dangereux. L’assureur pourrait payer la réparation au lieu du remplacement.
Jeter un œil dehors...
Si un arbre endommage votre véhicule, même si c’est celui du voisin, vous devrez vérifier avec votre assureur si c’est couvert par votre contrat. Il faut une protection de type « tous risques » ou « accident sans collision ni versement », précise le Bureau d’assurance du Canada (BAC).
Si votre franchise est de 500 $ et que le coût des dommages s’élève à 450 $, il est préférable de ne pas réclamer. Vous évitez ainsi d’avoir un sinistre à votre dossier pour une somme peu élevée.
CONSEILS
• Faire mieux. C’est peut-être le temps d’en profiter pour réparer avec des matériaux plus résistants aux changements climatiques, comme des planchers de céramique, un toit de tôle, des plinthes en vinyle, des systèmes de détection de fuites, etc. Plusieurs assureurs financent une partie des coûts!
• Ne pas oublier le congélo. La panne dure assez longtemps pour que vous perdiez le contenu de votre congélateur ? C’est normalement couvert par l’assurance habitation. À vous de voir si ça vaut le coût de réclamer.
• Et si vous devez quitter ? Sachez que votre assureur ne remboursera pas vos frais de subsistance à moins que votre logement soit inhabitable. Vérifiez avec votre assureur.